
Vingt jours à Pékin...et je commence à les trouver trop gentils!
Mine de rien,ça fait vingt jours que je suis à Pékin. Vingt jours à trouver la moindre occasion pour me régaler dans des restaurants fabuleux où souvent on s'en tire pour moins de dix dollars...alcool compris. Ça compense pour la bouffe minable que l'on sert sur les sites de compétitions et la bouffe sans saveur que l'on sert au Centre de Presse Principal. C'est d'ailleurs le seul point faible de l'organisation de ces Jeux autrement parfaits.D'autant plus dommage que la Chine est l'un des pays où l'on mange le mieux sur la planète! Mais bon, fallait pas s'attendre à des miracles sur les sites olympiques. Après tout, McDonald est un des principaux commanditaires! Malheureusement, certains jours c'est ça ou le jeûne. Or, je n'ai jamais apprécié jeûner. Vaut mieux manger mal que ne rien manger. C'est ainsi qu'entre deux canards laqués, repas de beignets vapeurs et autres délices de la gastronomie pékinoise, il y a eu quelques sandwiches sans saveurs, quelques pointes de pizza dont la croûte devait être en carton et même du PFK ou du McDo en désespoir de cause.
Vivre pour manger
Je dois commencer à ressembler aux Chinois qui ne mangent pas pour vivre mais vivent pour manger. Et ils mangent n'importe quoi, sauf la table et les chaises. Et encore, je ne serais pas surpris d'apprendre qu'ils ont une bonne recette pour ça aussi. Vingt jours à Pékin c'est vingt jours de marche intensive. Ça compense pour les excès de table. De mon hôtel au métro, c'est plus d'un kilomètre. Du centre de Presse Principal au Nid d'Oiseau ou à l'Aquacube, c'est un autre kilomètre certain. Sinon c'est proche de ça. Fort heureusement, pour nos mollets endoloris par ces kilomètres de marche, généralement sur un pas rapide, il y a des massages pour moins de vingt dollars. De la tête aux pieds, vous vous faites masser tous les muscles de votre corps pendant 90 minutes. Ça coûte une quinzaine de dollars et après ça vous êtes mûrs pour les bras de Morphée. Si vous ne vous mettez pas à ronfler pendant que la jeune fille vous achève par un massage de la plante des pieds.
Politesse excessive
Vingt jours à Pékin c'est aussi vingt jours à se faire comprendre dans un mauvais mandarin par des gens qui baragouinent un mauvais anglais. Mais ils sont d'une gentillesse. Ils sont d'une politesse. Même quand ils conduisent, très mal, ils se klaxonnent à qui mieux mieux mais jamais, de gros mot, jamais de doigt d'honneur. Et si ils zigzaguent sans arrêt en voiture, s'entrecoupant ou se frôlant comme c'est pas possible, ils roulent toujours sous les limites de vitesse. La limite est 80 km/hrs? Les voilà qui s'énervent et montent à 60 km/hrs! La limite est à 70? Wô les moteurs, on réduit ça à 50! Moi qui aime la vitesse, moi qui rêve à tous les jours des autobahns allemands où c'est permis de conduire à 240 km/hrs, je dois vous avouer que ça m'énerve. Ça m'exaspère. Au point où des fois j'ai envie de me ballader en triporteur. Je suis certain qu'il y en a qui pédalent plus vite que certains chauffeurs de taxi de Beijing! Même leur politesse au volant m'énerve après vingt jours. Hey chose, cet imbécile t'a coupé et nous a presque frappé. Envoye le donc... Ben non. Il sourit ce con. Et klaxonne sans s'énerver. J'ai tellement hâte de rentrer à la maison, de monter dans ma voiture, d'appuyer sur le champignon et de distribuer les doigts d'honneur, en sacrant comme un charretier, en invectivant tous les automobilistes imcompétents qui se dresseront sur mon chemin. Me semble que ce sera thérapeutique! Non, mais ça va faire la gentillesse! Zaijian.







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